Simplicité de la présence

La présence n’ajoute rien. Elle ne cherche pas à devenir. Elle ne cherche pas à améliorer ce qui est. Elle ne cherche même pas à se nommer. Elle est là, comme le souffle qui va et vient, comme la lumière du matin qui entre par la fenêtre sans demander la permission. L’esprit complique, compare, mesure, interprète. La présence regarde. Elle accueille le chant de l’oiseau, la douleur du corps, la joie imprévue, le bruit du monde et le silence entre les bruits. Elle ne choisit pas. Dans sa simplicité, les choses retrouvent leur juste place. Le vent souffle. Les feuilles …

Retour aux sources

Le fleuve de la vie redescend vers sa source, Dans le calme du jour qui reprend sa douce course. La nuit a digéré les ombres de la veille, Et infuse une joie pure dès que l’on s’éveille. Le passé s’est dissous dans l’or du matin, Le futur est déjà gravé dans nos mains. Chaque souffle présent est un nouveau départ, Où l’éternel retour se lit dans notre regard …

Au Bord du Monde

Ils vivaient là, au bord d’une rivière lente, dans la courbe douce du matin. Le feu crépitait sans hâte, et les corps, comme les pierres, gardaient la chaleur du soleil. Rien ne pressait. Le vent passait entre les branches comme une pensée sans mots. On ne savait pas encore ce que c’était que « croire », mais on savait sentir. L’eau parlait, le feu chantait, et la nuit n’était pas peur, mais profondeur. Les anciens ne donnaient pas de leçons, ils racontaient la lumière comme on parle d’un ami. Les enfants écoutaient, non pas pour apprendre, mais pour se souvenir …

Chants de l’Origine

Un récit poétique de la création vivante, où chaque chant trace le chemin intérieur de l’être en quête de plénitude, depuis le souffle d’origine jusqu’à la reconnaissance de l’unité incarnée. _____ « La souffrance des peuples comme de chacun se perd dans la nuit des temps. Et pourtant il faut descendre jusque-là et s’y perdre pour comprendre ce qu’il en est ». Jacques Gosselin   Chant I – Le Souffle d’origine     Pour celui qui se souvient avant même de penser.  Avant le nom, avant le feu, avant que l’arbre ne rêve sa racine, il y eut un souffle. Ni …